Notions Diverses

Le Chondrocyte

Le cartilage hyalin est constitué de cellules peu abondantes, les chondrocytes, dispersées dans une matrice extracellulaire composée d ’eau, de fibres de collagène et de protéoglycanes.

Les chondrocytes sont responsables de l’élaboration de la substance fondamentale, riche en protéoglycanes et des fibres de collagène.

Ce sont des cellules hautement différenciées qui se distinguent des autres cellules de l ’organisme par trois propriétés :

  • les chondrocytes vivent constamment en milieu anaérobie.
  • lorsqu’ils sont détruits, ils ne sont pas remplacés chez le sujet adulte.
  • ils ont à la fois des capacités de synthèse et de catabolisme.

 Ainsi, ils assurent l’homéostasie de la matrice par le renouvellement et la dégradation de ses constituants. Il est alors essentiel que le catabolisme n ’excède pas l ’anabolisme afin de maintenir intacte la structure cartilagineuse.

Le Chondrocyte

Analyse d’image

L’analyse d’images est une méthode utilisée  dans de nombreux secteurs. En biologie, elle est particulièrement bien adaptée à l’analyse des images de microscopie en transmission ou en fluorescence. La représentation numérique des images permet de combiner des images obtenues sous différents modes de microscopie, de représenter une organisation spatiale à partir d’un ensemble de champs microscopiques, d’archiver les images de microscopie et de les transférer par les réseuax informatiques.

L’analyse d’images autorise la mesure des structures biologiques : composants tissulaires, cellules, organites tissulaires. Elle rend possible une description, une comparaison précise, objective et reproductible des prélèvements biologiques, une corrélation avec les données biochimiques et cliniques. Elle permet le balayage automatique d’une lame et la recherche automatique d’une structure bien définie, éventuellement un événement rare. 

Le programme d’analyse d’images

Un programme d’analyse d’images commence par l’acquisition de l’image sous forme numérique. L’image est décomposée en points image (pixel), et à chaque pixel est associé une ou plusieurs valeurs numériques, qui rendent compte de sa couleur et de son intensité. L’image peut ensuite être traitée, améliorée pour éliminer les défauts inhérents au système d’acquisition ou pour la rendre plus belle en fonction de critères subjectifs. 

La deuxième étape consiste à sélectionner les zones de mesure. L’image va être segmentée, divisée en plusieurs parties qui vont indiquer clairement les zones à mesurer. L’image d’un immunomarquage par exemple, peut-être divisée en 3 parties : les cellules marquées, les cellules non marquées et le fond. La phase de segmentation et une étape difficile et souvent coûteuse en temps de calcul. Elle implique la succession de transformations d’images et d’opérations entre images et la préparation des échantillons doit-être réalisée pour essayer de la simplifier au maximum.

La dernière étape est celle des mesures. Dénombrement, taille, forme, intensité, texture, répartition spatiale. Les mesures d’intensités sont effectuées sur les images numériques avant tout traitement subjectif , et les images obtenues après segmentation servent de masque de mesure.

1 : méthodes de préparation

Les méthodes de préparation d’un tissu sont fondamentales (en particulier en immuno-histologie) et doivent être particulièrement rigoureuses pour la quantification. 

La première étape doit être la réalisation de témoins positifs et négatifs qui permettent de suivre l’évolution de la technique qui servira de référence et de calibration externe. Ces préparations devront, dans la mesure du possible, subir les mêmes cycles que les préparations à étudier.

Des variations importantes en  quantification peuvent intervenir en fonction de la fixation (formol, para-formaldéhyde, …) de la réalisation des coupes (épaisseur, température d’étalement…) , du séchage, du traitement…

En immunohistochimie, on s’efforcera de minimiser le bruit de fond et d’utiliser une révélation et une contre-coloration adéquat.

2 : L’échantillonnage

L’analyse exhaustive d’une population est rarement utile. Le nombre de mesure est défini en fonction de la variabilité des données ‘écart type : s) et de la précision souhaitée (moyenne + /- 1,96 s / n 1/2). Les champs doivent être choisis selon un échantillonnage systématique : on parcourt systématiquement l’échantillon, on analyse, on analyse un champ, on en passe n… C’est une méthode qui conduit à une évaluation reproductible, et elle est souvent plus efficace qu’un échantillonnage aléatoire. D’autres critères plus subjectifs  peuvent être introduits en prenant en compte des connaissances externes sur le prélèvement et le marquage réalisé. Cela peut consister à limiter l’espace à la zone tumorale ou la zone la plus péjorative définie subjectivement, et à faire une analyse systématique dans cette zone. En pratique, il est important de retenir des critères qui permettent des mesures reproductibles et de bien les expliciter pour rendre possible une comparaison avec des données obtenues dans d’autres laboratoires ou selon des méthodes de cytométrie de flux ou de biochimie (Ballouk, 1995).

3 : Le système d’analyse  

Références :

Ballouk F, Boguniewicz A, Ross JS, Jennings TA. Image analysis quantification in hormone receptor assay of mucinous carcinoma of the breast. Comparison with biochemical analysis, Anal Cytol Histol, 17:151-156, 1995.

Adhésion Cellulaire

Les cellules de l’organismes adhérent les unes aux autres ainsi qu’à la matrice extracellulaire qui les entoure.
Les molécules adhésives forment cinq superfamilles, parmi lesquelles on compte les cadhérines, les sélectines, les immunoglobulines et les intégrines. Les intégrines sont des structures adhésives spécialisées (adhésion focale et complexes focaux) régulées par le cytosquelette. Elles établissent les contacts entre les cellules et la matrice extracellulaire. Composés de plusieurs domaines, ces récepteurs peuvent être activés à la surface cellulaire soit par interaction directe avec leurs ligands, soit par signalisation induite par les facteurs de croissance ou des ajouts chimiotactiques. Lorsqu ’il est occupé par un ligand spécifique, le récepteur s ’active en changeant la disposition de ses éléments ; il présente des déterminants antigéniques reconnus par des anticorps spécifiques de l ’état activé. A l’intérieur des cellules, les protéines du cytosquelette qui relient les intégrines aux filaments d’actine sont directement associées à des enzymes de type kinases ou phosphatases et à de nombreuses protéines adaptatrices.

Adhésion Cellulaire